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lundi 29 mars 2010

TAILLE DES GROUPES-COURS À L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL : MISE AU POINT

Montréal, le 29 mars 2010 – Dans une publicité parue dans Le Devoir et La Presse du 27 mars 2010, la direction de l’Université de Montréal avance que la taille des groupes-cours n’a pas augmenté depuis 2001.
Or, les données publiées par le Bureau de recherche institutionnelle (BRI), un service d’études et de statistiques interne de l’Université, contredisent ce que la direction de l’Université avance. Le nombre d’étudiants moyen par groupe-cours au 1er cycle était de 41,8 en 2002-2003.

Les données 2008-2009 montrent que le nombre moyen d’étudiants par groupe-cours est maintenant de 43,7, soit une augmentation moyenne de 4,5 % par cours au 1er cycle en 6 ans.
Si certaines unités ont un ratio nettement amélioré, les nouvelles ne sont pas bonnes dans beaucoup d’autres départements.
Par exemple, entre 2002 et 2008, la taille moyenne d’un groupe-cours au 1er cycle est passée de 16 à 30 étudiants en musique, de 31 à 50 en urbanisme, de 20 à 34 en architecture du paysage, de 46 à 65 en géographie, de 78 à 95 en psychologie, de 35 à 49 en linguistique, de 38 à 54 en bibliothéconomie, de 41 à 58 en sociologie et de 67 à 88 en sciences économiques.

En outre, les hausses d’effectifs étudiants n’ont pas été accompagnées d’augmentations des budgets d’auxiliaires d’enseignement.
Par ailleurs, un sondage réalisé en 2008 par une firme indépendante auprès des chargé(e)s de cours révèle que 50 % d’entre eux ont observé une augmentation de la taille des groupes-cours dont ils avaient la charge dans les 5 dernières années.

Seuls 28 % d’entre eux ont déclaré avoir eu accès à des auxiliaires d’enseignement et 42 % ont constaté une diminution du soutien offert en termes d’auxiliariat dans les 5 dernières années.

Pour les professeurs, la taille des groupes-cours se fait sentir avec beaucoup d’acuité aux cycles supérieurs (maîtrise et doctorat).

À l’échelle de l’Université, la taille moyenne des séminaires y est passée de 14,9 en 2002-2003 à 16,4 étudiants en 2008-2009, soit une augmentation de 10 %. Encore une fois, les hausses sont variables.
Si certaines facultés sont dans l’ensemble relativement épargnées, il en va tout autrement dans d’autres facultés.
Par exemple, à la Faculté de l’aménagement, les inscriptions nouvelles aux cycles supérieurs sont passées de 180 étudiants en 2005-2006 à 240 en 2009-2010.
À la Faculté de droit, on est passé de 313 à 383 inscriptions nouvelles pendant la même période. À la Faculté de médecine, on est passé de 917 à 1 158 étudiants.
En sciences infirmières, on est passé de 127 à 164 inscriptions nouvelles.

Les hausses des effectifs étudiants des dernières années ont donc entraîné des tâches d’encadrement accrues et des séminaires bondés. Cela a des effets pervers sur la formation et la recherche.

Le gel de l’embauche en 2009 n’a fait qu’accentuer les problèmes.
En effet, la hausse de 1 700 étudiants inscrits à temps complet à l’automne 2009 n’a pas été accompagnée d’une hausse dans les effectifs professoraux.
Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) prévoit d’ailleurs une hausse d’au moins 400 étudiants par année jusqu’en 2014.

Dans les faits, la taille des groupes-cours augmente de façon générale à l’Université de Montréal et de façon particulièrement aiguë dans certaines unités.
Les chargé(e)s de cours et les professeur(e)s sont tout particulièrement touchés par cette réalité et ne bénéficient pas du soutien approprié pour gérer cette augmentation.
Voilà la réalité à l’Université de Montréal, sur le terrain, dans les classes.
Cosignataires : les Exécutifs du SCCCUM et du SGPUM Renseignements : Benoit Aubry, Service des communications de la CSN

ERRATUM : JOURS FÉRIÉS POUR PÂQUES

CONGÉS FÉRIÉS :

Le piquetage est maintenu samedi 3 avril de 10h à 14h

Il n'y aura pas de piquetage vendredi 2 avril et lundi 5 avril

dimanche 28 mars 2010

INFO NÉGO 28 : Une longue journée de travail; encore beaucoup d'efforts

Aujourd'hui, nous avons traité du lien d'emploi et sommes arrivés à un accord sur le sujet.Nous avons obtenu un accord sur le congé pour motifs juridiques quand un chargé de cours est appelé comme juré.

Nous avons aussi convenu des procédures en matière de mesures disciplinaires.

Les discussions ont été serrées sur la propriété intellectuelle, et nous n'avons toujours pas d'entente sur le sujet.

Sur les questions de l'intégration pédagogique de même que du perfectionnement et de la formation professionnelle, nous avons exploré diverses propositions. L'employeur tient à récupérer les sommes qui pourraient rester à la fin d'une année universitaire. Il veut aussi récupérer les surplus accumulés dans les fonds alloués à ces programmes.

Nous n'avons pas d'accord sur la lettre d'entente numéro 3 qui concerne l'attribution des cours de langue française et de langue anglaise à la Faculté de l'éducation permanente.

Nous avançons à pas lents, mais nous gardons le cap !

Demain, nous reviendrons sur ces sujets qui sont en suspens et nous aborderons les grands enjeux que sont la taille des groupes, les salaires, l'exonération des frais de scolarité et l'attribution.

Merci à vous tous pour votre détermination ; elle inspire la nôtre!
Votre comité de négo

samedi 27 mars 2010

NOTRE PRÉSIDENT CE SOIR SUR LCN

LE PRÉSIDENT DU SCCCUM, FRANCIS LAGACÉ, FERA LE POINT SUR LA GRÈVE CE SOIR À 20 HEURES SUR LCN

Ne le manquez pas ! http://lcn.canoe.ca/
Source : Confédération des syndicats nationaux
Communiqué pour diffusion immédiate

Quand l'UdeM se paye de la publicité ou l'art de la désinformation


Montréal, le 27 mars 2010 – Après avoir refusé de négocier durant de longs mois alors que le Syndicat des chargé-es de cours de l’Université de Montréal (SCCCUM–FNEEQ–CSN) était prêt depuis juin 2009, après s’être traîné les pieds durant les séances de « négociation » puis de conciliation qui ont suivi, l’administration universitaire, passée maître dans l’art de la désinformation, tente maintenant de rejeter sur le dos du Syndicat les importants problèmes découlant de son incurie.

« En payant de pleines pages de publicité pour désinformer la population, l’Université continue à jeter de l’huile sur le feu et à lancer des ultimatums plutôt que d’essayer d’en venir à une entente négociée avec ses chargé-es de cours, qu’elle regarde avec mépris », soutient le président du SCCCUM–FNEEQ–CSN, Francis Lagacé.

L’Université nie ses propres chiffres

Quand elle affirme que la taille des groupes-cours n’a pas augmenté depuis 2001, elle nie ses propres chiffres. Il faut quand même le faire ! Ainsi, selon le Bureau de recherche institutionnelle (BRI), c’est-à-dire le service d’études et de statistiques interne de l’Université, la taille moyenne d’un groupe-cours de premier cycle a augmenté, entre 2002 et 2008, de 3,3%. Ce pourcentage s’applique à un ensemble de plus de 8000 cours.

Plus précisément, toujours entre 2002 et 2008, la taille moyenne d’un groupe-cours de premier cycle a augmenté de 60,4% en urbanisme ; de 28,9% en démographie ; de 40% en géographie ; de 39,8% en linguistique ; de 18,1% en études allemandes ; de 31,2% en sciences économiques ; de 20,8% en psychologie ; de 41,1% en sociologie ; de 5,8% en droit ; de 14,7% en kinésiologie ; de 17,9% en médecine familiale ; de 22,3% en physiologie ; de 89,3% en musique ; de 14,5% en sciences de l’éducation.

Par ailleurs, une étude faite par la firme Ad hoc Recherche en janvier 2009 a démontré que près de la moitié des chargés de cours ont vu la taille de leur groupe-cours augmentée dans les cinq dernières années. Dans la très grande majorité des cas cette augmentation varie de 25 à 100 %. Rien de moins !

Ayant véritablement à cœur la réussite des étudiants, les chargé-es de cours essaient par tous les moyens d’offrir un enseignement de qualité. L’expérience démontre que les groupes moins populeux assurent une meilleure relation pédagogique et contribuent à la persévérance des études.

Le faux et le vrai

L’Université affirme qu’elle accorde une hausse de 20 % de l’enveloppe réservée à l’embauche d’auxiliaires d’enseignement qui appuient les enseignants et allègent leurs tâches.

Or, la vérité est que l’Université, dans son offre écrite, ne s’engage à rien de concret, sinon ce qui existe déjà, à savoir qu’une partie des budgets attribués aux unités serviront à l’embauche d’auxiliaires et que les chargés de cours ont droit à l’aide d’auxiliaires…

Mensonge et vérité

L’Université affirme offrir un rattrapage salarial immédiat de 3,8 %, qui porte les membres du SCCCUM au sommet de la rémunération des chargés de cours des universités montréalaises et des grandes universités québécoises de recherche.

Or, la vérité est que le travail requis pour dispenser une charge de cours est le même, que l’on soit un professeur ou un chargé de cours. Il existe actuellement un écart de 7,7 % entre la rémunération d’un professeur et d’un chargé de cours à l’Université de Montréal pour dispenser une charge de cours. La moyenne de rémunération des chargés de cours syndiqués de la FNEEQ est de 7 % plus élevée que celle des chargés de cours de l’UdeM.

À travail égal, salaire égal

L’Université affirme que le Syndicat refuse des hausses subséquentes qui équivaudront à celles offertes par le gouvernement à ses employés.

Or, le Syndicat demande à l’Université les mêmes augmentations qu’elle consentira à ses professeurs réguliers.

Épouvantail à moineaux

Quant à son ultimatum d’annuler le trimestre d’hiver s’il n’y a pas d’entente avant le 5 avril, Francis Lagacé le qualifie d’ « épouvantail à moineaux ». « Si l’Université pouvait enfin faire preuve de sérieux, on pourrait arriver à une entente très rapidement. »

Rappelons finalement que c’est le Syndicat et non l’Université qui depuis le début tente de négocier. « Affirmer le contraire, comme le fait l’administration, est incroyable. » Encore hier, le président du Syndicat a formellement invité par courriel les négociateurs patronaux à négocier toute la fin de semaine et les jours suivants, si nécessaire.
-30-

Activités de piquetage pour la semaine du 29 mars

Semaine du 29 mars

10h à 13h

13h à 16h

18h à 21h

lundi

Le piquetage de lundi aura lieu de 14h30 à 17h30 seulement devant le pavillon Marie-Victorin, et sera suivi de l’activité commune Hommage SCCCUM à Luc Vinet*, de 17h30 à 20h00, devant la Faculté de musique

mardi

Jean-Brillant

Jean-Brillant

Non

mercredi

Aménagement

Aménagement

Non

jeudi

Jean-Brillant

Jean-Brillant

OUI

vendredi

Congé

CongéCongé

samedi

10 heures - 14 heures

non


Nous vous rappelons que les vendredi 2 avril et lundi 5 avril, l'Université de Montréal sera fermée pour le congé pasqual. Nous vous invitons donc à effectuer votre piquetage tous les jours de la semaine sauf vendredi 2 avril.
Merci

*En parallèle avec le concert bénéfice de l’Orchestre de l’Université de Montréal donné en "hommage" au recteur Luc Vinet, salle Claude-Champagne,

LES CHARGÉ-E-S DE COURS RENDENT LEUR PROPRE HOMMAGE À LUC VINET

Souper communautaire de 17h30 à 20h00, DEVANT LA FACULTÉ DE MUSIQUE, 220, avenue Vincent-d’Indy (métro Édouard-Montpetit).

Cette activité commune compte pour 4 heures en regard du FDP.

Le piquetage du lundi 29 mars est maintenu, mais de 14h30 à 17h30 seulement, devant le pavillon Marie-Victorin.

vendredi 26 mars 2010

INFO NEGO 27. Une journée mouvementée

La journée a bien mal commencé lorsque l'employeur, répondant à nos demandes, notamment sur le salaire, sur la taille des groupes cours, sur l'exonération des frais de scolarité et sur la propriété intellectuelle, a fait comme si son offre globale et finale du 16 mars était toujours d'actualité et comme si l'assemblée générale du 18 mars n'avait jamais eu lieu.

Sur nos demandes salariales, le porte-parole patronal nous a répondu que nous n'avions qu'à devenir professeurs si nous voulions la même rémunération pour la tâche d'enseignement.

Sur la taille des groupes cours, il nie tout à coup qu'il y ait un problème à cet égard.

Sur la propriété intellectuelle, il faudrait attendre le résultat des travaux d'un comité qui se penche sur cette question plutôt que d'en négocier ensemble les conditions.

Sur l'exonération, ils estiment que c'est un privilège que l'on accorde uniquement aux employés réguliers.

Sur les accompagnateurs et coachs, l'employeur a annoncé qu'il pourrait y avoir un règlement si les autres sujets étaient réglés à leur satisfaction.

Dès le début de l'après-midi, nous avons offert à l'employeur de le rencontrer samedi, dimanche, lundi et les autres jours si nécessaire.
Nous avons proposé de continuer à avancer sur les clauses déjà engagées sans en éliminer par avance.
Nous avons d'ailleurs réussi à obtenir une entente sur la prime de départ à la retraite.

Nous nous rencontrerons donc samedi, dimanche et les autres jours si nécessaire sur ces bases.
Le travail s'annonce rude, mais nous sommes confortés par votre soutien.
PIQUETAGE SAMEDI 27 MARS DEVANT JEAN-BRILLANT

de 10h00 à 14h00

Vous êtes les bienvenu(e)s !

jeudi 25 mars 2010

INFO-NÉGO 26 - Une journée complète de négociations, enfin!

Nous avons traité aujourd'hui d'articles très importants. Nous sommes près d'une entente sur la question de la prime de départ à la retraite.
Sur la question du statut d'emploi
, nous avons progressé, mais il reste encore des réticences de part et d'autre. Nous avons abandonné la demande de considérer les personnes retraitées comme étant en double emploi.
Sur l'évaluation, nous avons échangé des textes. La partie patronale refuse de favoriser la rétroaction formative, comme cela se fait dans toutes les autres universités, plutôt qu'une approche punitive.
Sur la question de l'attribution, nous avons longuement discuté, mais l'Université ne nous propose rien. Elle a abandonné certains reculs, mais elle en maintient d'autres.
L'équipe patronale avait hâte de rentrer à la maison vers 18 heures, mais nous avons maintenu le rythme jusqu'à 19 h 45. Il est vrai que l'un de leurs membres est déjà parti en vacances jusqu'au 7 avril.
Nous nous revoyons le vendredi 26 mars et nous comptons bien multiplier les journées si le besoin se présente.
Demain, nous traiterons aussi de très gros enjeux, notamment du salaire, de la taille des groupes-cours et de la propriété intellectuelle.
Votre appui est notre force!

ACTIVITÉ COMMUNE LUNDI 29 MARS

En parallèle avec le concert bénéfice de l’Orchestre de l’Université de Montréal
donné en "hommage" au recteur Luc Vinet, salle Claude-Champagne

LES CHARGÉ-E-S DE COURS
RENDENT LEUR PROPRE HOMMAGE À LUC VINET

Souper communautaire de 17h30 à 20h00
DEVANT LA FACULTÉ DE MUSIQUE, 220, avenue Vincent-d’Indy (métro Édouard-Montpetit)

Cette activité commune compte pour 4 heures en regard du FDP

Le piquetage du lundi 29 mars est maintenu, mais de 14h30 à 17h30 seulement , devant le pavillon Marie-Victorin .

mercredi 24 mars 2010

INFO-NÉGO 25

24 mars 2010

LES 25 ET 26 MARS : DEUX JOURS DE NÉGOCIATION CRUCIAUX

Négo
Votre comité de négociation est à pied d'œuvre pour défendre vos droits et travailler avec acharnement pour une obtenir rapidement une entente raisonnable et juste.

Nous serons disponibles pour négocier jour et nuit s'il le faut - comme nous le sommes d'ailleurs depuis l'assemblée générale du 18 mars - et ce, samedi, dimanche et lundi...
Mais pour négocier, il faut deux parties. L'employeur le réalise-t-il enfin ?

Nous donnons donc rendez-vous officiellement à la partie patronale non seulement les jeudi 25 mars et vendredi 26 mars, mais aussi le samedi 27 mars et le dimanche 28 mars.

Appui
Des étudiants ont décidé de venir nous appuyer jeudi matin sur la ligne de piquetage du pavillon Jean-Brillant. La solidarité étudiants-chargé-e-s de cours va de soi puisque nous voulons la même chose : la qualité de l'enseignement !

Nous voulons retourner dans nos classes aussi vite que possible et dans des conditions décentes!

NOTRE SOLIDARITÉ COMPTE PLUS QUE JAMAIS !

OUVERTURE DE LIGNES DE PIQUETAGE LE JEUDI SOIR ET LE SAMEDI

Dès demain,vous pourrez venir faire du piquetage :

- le jeudi soir de 18h à 21h
- le samedi de 10h à 14h

devant le pavillon Jean-Brillant

Nous vous y attendons!

INFO-NÉGO 24

LA TAILLE DES GROUPES-COURS
ÇA NOUS CONCERNE TOUS !


L’augmentation de la taille des groupes-cours frappe différemment les diverses unités de l’Université de Montréal, mais personne ne conteste ce phénomène.

Quelles sont les conséquences de groupes-cours plus nombreux ?

- Impact direct sur les méthodes d’enseignement (parfois à reconsidérer entièrement)
- Augmentation de la charge de correction
- Répercussions sur le type d’évaluation (révision à la baisse des exigences en fonction du type d’examen)
- Alourdissement de l’encadrement des étudiants (rencontres, courriels et autres formes de suivis)
- Dépersonnalisation du rapport enseignant-apprenant (souvent essentiel pour l’apprentissage)

Cela nuit donc aux étudiant-e-s comme aux chargé-e-s de cours !

Que demande le SCCCUM ?

Nous demandons qu’au-delà d’un certain seuil (déterminé en fonction des réalités des programmes et des départements), le(la) chargé-e de cours se voie garantir de l’aide pédagogique sous forme d’heures d’auxiliariat en nombre suffisant.

L'expérience le montre, des groupes moins populeux assurent une meilleure relation pédagogique et contribuent à la persévérance aux études.

Que propose l’Université de Montréal ?

- Elle rejette l’idée d’établir des seuils comme critère déterminant
- Elle refuse d’augmenter le volet budgétaire correspondant aux auxiliaires
- Contrairement à certaines rumeurs, elle ne garantit pas l’accès à des auxiliaires (et aucune modalité précise n’est établie)

En résumé, devant l’augmentation de la taille des groupes-cours, l’UdM prône le statu quo ! Cette situation met en péril la qualité de l’enseignement qui nous est chère et qui compte tant pour les étudiant-e-s.

Pour ce qui est de la durée de la grève, comme le rappelle Nicolas Decroix, président de la Faecum (Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal), il n’y a jamais eu annulation complète d’un trimestre à l’UdM. La balle est dans le camp de l’employeur… s’il ne tarde pas trop !

ÉTUDIANTS ET CHARGÉS DE COURS UNIS
POUR LA QUALITÉ DE L’ENSEIGNEMENT À L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL !

mardi 23 mars 2010

ACTIVITÉ COMMUNE DU LUNDI 29 MARS

En parallèle avec le concert bénéfice de l’Orchestre de l’Université de Montréal
donné en "hommage" au recteur Luc Vinet, salle Claude-Champagne

LES CHARGÉ-E-S DE COURS AUSSI
RENDENT LEUR PROPRE HOMMAGE À LUC VINET

Souper communautaire de 17h30 à 20h00
DEVANT LA FACULTÉ DE MUSIQUE, 220, avenue Vincent-d’Indy (métro Édouard-Montpetit)

Cette activité commune compte pour 4 heures en regard du FDP

lundi 22 mars 2010

INFO-NÉGO 23

Nous sommes le 22 mars au soir. Déjà quatre jours depuis le vote historique de l’assemblée générale de jeudi dernier. Comme vous tous, je pense aux étudiants qui sont privés de cours. Ce n’est pas une partie de plaisir de faire la grève. Comme tout le monde, je croyais que l’Université avait à cœur de reprendre promptement les discussions pour trouver une solution au conflit. Mais, elle n’est pas disponible quand les résultats de nos instances ne lui plaisent pas. Elle a donc annulé la rencontre prévue le 19 mars.

Il est normal que les étudiants soient mécontents : l’Université veut que la grève cesse, mais ne se présente pas à la table pour négocier. Il est normal que les étudiants soient indisposés : il faut comprendre leurs craintes de voir une session handicapée ou prolongée. Plus le règlement tarde, plus les mesures de récupération seront compliquées.

Depuis la semaine de relâche, au moins 14 jours auraient pu être consacrés à la négociation. Autant de chances ratées de s’entendre et de reprendre nos activités. Quel gâchis! Vouloir améliorer nos conditions de travail signifie en même temps chercher à améliorer les conditions d’apprentissage des étudiants. C’est d’ailleurs pourquoi un de nos enjeux majeurs concerne la taille des groupes-cours. Chercher à régler le conflit, c’est faire en sorte que les étudiants puissent reprendre le chemin de leurs classes.

Comment faire comprendre à l’administration que nous partageons les inquiétudes des étudiants? Nous invitons les étudiants qui désirent un règlement rapide à accentuer la pression auprès de l’employeur pour qu’il négocie sérieusement. Ils peuvent d’ailleurs adhérer à un nouveau groupe Facebook : http://www.facebook.com/home.php#!/group.php?gid=106693126018348 à cet effet.

Lors de la dernière assemblée générale, nous avons pu montrer aux étudiants chargés de cours que la suppression des limites concernant les professeurs retraités dans la clause réserve peut entamer la partie de cette même réserve qui leur est consacrée. Cela signifierait moins d’occasions pour eux d’acquérir de l’expérience dans l’enseignement.

Que ce soit pour nos étudiants dans nos classes ou pour nos étudiants membres du SCCCUM, nous espérons un succès prochain de la négociation et un retour aux activités normales. Mais nous ne pouvons pas négocier tout seuls. Il faut que l’autre partie soit présente et volontaire.

Francis Lagacé,

Président du SCCCUM

OUVERTURE D'UNE LIGNE DE PIQUETAGE LE SAMEDI

de 10h à 14h devant le pavillon Jean-Brillant

L'information sur le piquetage de soir suivra.


SEMAINE DU 22 MARS : LIGNES DE PIQUETAGE ET ACTIVITÉ COMMUNE


Semaine du 22 mars

10h à 13h

13h à 16h

Lundi 22 mars

Pavillon Roger-Gaudry

de 11h à 14h

ACTIVITÉ COMMUNE SUR LE THÈME : TOUJOURS DEBOUT!

Manifestons-nous devant l'assemblée universitaire
Dîner avec musique traditionnelle

Lieu : pavillon Roger-Gaudry (le pavillon principal)

Mardi 23 mars

Marie-Victorin

Marie-Victorin

Mercredi 24 mars

Aménagement

Aménagement

Jeudi 25 mars

Jean-Brillant

Jean-Brillant

Vendredi 26 mars

Marie-Victorin

Marie-Victorin

Samedi 27 mars
10h à 14 h

Jean-Brillant

Jean-Brillant

samedi 20 mars 2010

INFO-NEGO 22

Samedi 20 mars 2010

Nous devons rappeler que, si l'Université avait accepté le statu quo sur les coachs et accompagnateurs, nous aurions pu négocier le mercredi 10 mars et le vendredi 12 mars, entre autres parce que son négociateur n'aurait pas eu besoin de passer cette journée-là à consulter la Faculté de musique. On se demande d'ailleurs pourquoi il lui a fallu toute une journée pour changer deux ou trois lignes dans la lettre d'entente numéro 11 concernant les accompagnateurs et coachs, comme on l'a vu dans l'offre «globale et finale» déposée au matin du 16 mars.

Par ailleurs, si l'Université avait voulu négocier, nous aurions pu passer la journée du 16 mars, la journée du 17 et l'avant-midi du 18 à négocier pour en arriver à une entente qui aurait pu vous être soumise à l'assemblée générale du jeudi après-midi.

Mais non, l'Université a préféré déposer son offre «globale et finale» mardi matin en exigeant que nous vous la soumettions. D'après le Code du travail, il n'était alors plus possible pour nous de continuer à faire des propositions et, d'ailleurs, l'Université a fait savoir au conciliateur qu'elle ne voulait plus nous parler jusqu'à ce que l'assemblée se soit prononcée. Toutefois, l'Université nous a invités à la rencontrer le vendredi 19 mars pour reprendre les négociations. Ce que nous avons inscrit dans notre agenda.

Nous vous avons donc soumis la proposition patronale de manière très factuelle en comparant son contenu avec celui de la convention actuelle. Vous l'avez jugée pour ce qu'elle vaut. Curieusement, une fois les résultats connus, les porte-parole patronaux n'étaient plus disponibles pour nous rencontrer le lendemain.

Nous avons offert à l'Université de nous rencontrer dès que possible: samedi, dimanche, lundi, mardi. Comme vous le savez, la seule date officielle de conciliation confirmée est celle du jeudi 25 mars.

Pour le mercredi 24 mars, nous savons pourquoi l'Université n'est pas disponible. Nous devons rencontrer son procureur dans un litige que nous avons contre elle. Nous devrons donc attendre à jeudi pour la conciliation.

L'Université porte la responsabilité de chaque jour de plus sans cours pour les étudiants.

Solidarité,

Francis Lagacé,
Président du SCCCUM

vendredi 19 mars 2010

ACTIVITÉ DE PIQUETAGE DEMAIN, SAMEDI 20 MARS À MIDI

Nous participerons à la marche du Front commun pour les services publics

http://www.csn.qc.ca/web/csn/menu_accueil

Date : 20 mars 2010
Heure: midi
devant la bannière orange du SCCCUM
Lieu: place du Canada (c'est un PARC bordé par la rue Peel et le boul. René-Lévesque)
(métro Peel ou Bonaventure (sortir par la gare Windsor))

Tapez "Place du Canada" dans Google pour voir la carte

Il faudra s'inscrire au début et à la fin et rester groupés pour assurer la visibilité de notre groupe. L'activité comptera pour trois (3) heures même si elle est plus courte.

Ceci est le début d'une activité régulière de piquetage qui aura lieu chaque samedi jusqu'à la fin de la grève (Attention, les heures effectuées demain samedi ne peuvent être comptabilisées pour la semaine prochaine, elles complètent celles de la semaine en cours).

Au plaisir de vous y voir !

jeudi 18 mars 2010

LES CHARGÉ-E-S DE COURS PLUS SOLIDAIRES QUE JAMAIS

Source : Confédération des syndicats nationaux
Communiqué pour diffusion immédiate

77 % votent pour la poursuite de la grève

Montréal, le 18 mars 2010 – Au cours de la plus imposante assemblée générale de l’histoire de leur syndicat, tout au moins en termes de participation, les chargé-es de cours de l’Université de Montréal (SCCCUM–FNEEQ–CSN) ont voté à scrutin secret dans une proportion de 77 %, en fin de journée aujourd’hui, en faveur de la poursuite de la grève générale illimitée, qui a débuté le 24 février.

Sur les 384 chargé-es de cours encore présents à l’assemblée générale spéciale lors du vote, 294 se sont exprimés en faveur du maintien de la grève et 90 contre. Au plus fort de l’achalandage, en après-midi, ils étaient près de 500 dans l’amphithéâtre. Il faut savoir qu’en raison de la précarité et de la nature même de leur travail, la participation aux assemblées est généralement faible.

Pas moins de 84 % contre la proposition patronale
Environ une heure avant le scrutin portant sur la poursuite de la grève, un premier vote avait rallié 84 % des chargé-es de cours présents contre la proposition « globale et finale » que la partie patronale leur a servie le 16 mars, soit 355 contre et 66 pour.

Le vote exprimé en faveur de la grève est supérieur à celui qui avait été enregistré le 31 janvier, alors que 71 % des chargé-es de cours s’étaient prononcés en faveur du déclenchement de la grève générale illimitée.

Tout au cours de l’assemblée, le comité de négociation a été chaudement applaudi. Le président du syndicat, Francis Lagacé a mentionné que l’administration devait maintenant faire ses devoirs rapidement.

RÉSULTATS DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SPÉCIALE DU 18 MARS

Contre les offres patronales : 84 %
Pour le maintien de la grève générale illimitée : 77 %